


Désigne le revêtement des toits en pente en zinc.
Une toiture en zinc est constituée de deux éléments :
– la toiture, en tôle de zinc.
– la membrane drainante à bulles.
La membrane drainante piquée empêche le contact entre la tôle de zinc et des supports incompatibles, facilitant ainsi l’évacuation de l’eau de condensation pouvant apparaître à l’intérieur du zinc grâce à la présence de bulles qui créent un espace de respiration dans la toiture.
Malgré son excellente résistance, le Zinc doit être manipulé avec certaines précautions, notamment :
– éviter de jeter les feuilles au sol
– éviter de les laisser ou de les faire glisser sur des surfaces présentant des saillies.
Les impacts peuvent provoquer des plis ou des bosselures dans une ou plusieurs parties des feuilles, et quelques années plus tard, des cassures peuvent apparaître à ces endroits. Des rayures profondes peuvent entraîner des cassures lors du pliage ou même après, en raison de l’effet de dilatation.
Les feuilles et bobines doivent être transportées et stockées dans des conditions les préservant de l’humidité.
Les feuilles doivent être stockées sur une surface propre et non rugueuse (de préférence sur une palette). Les bobines doivent être placées verticalement dans les mêmes conditions.
Traçage et transformation :
Les tracés doivent être réalisés au crayon.
Le zinc a une bonne malléabilité. Cependant, il est nécessaire de tenir compte du sens de laminage pour l’exécution des ouvrages fermés.
Les pliages les plus résistants sont ceux réalisés perpendiculairement au sens de laminage.
Cependant, les gouttières et plaques de recouvrement peuvent être coupées et plié selon la longueur de la tôle.
Par temps froid (températures inférieures à 7°C) le zinc doit être légèrement chauffé avant d’être travaillé.
La dilatation sous l’effet de la chaleur provoque un allongement du zinc de 0,022 mm/m°C dans le sens longitudinal du laminoir et de 0,016 mm/m°C dans le sens transversal.
La contraction est le phénomène inverse provoqué par la baisse de température.
Tous les ouvrages en zinc doivent laisser le métal libre de se dilater et de se contracter ou compenser cet effet par l’application de joints de dilatation spécifiques (vulcanisés ou mécaniques).
Compte tenu de nos amplitudes thermiques, nous devons avoir une oscillation maximale de 1 mm/m.

Le soudage est réalisé à l’aide d’un métal d’apport constitué d’un alliage plomb-étain : l’étain donne de la fluidité à l’alliage et abaisse son point de fusion.
Il est recommandé d’utiliser un alliage avec » = 33 % d’étain. L’utilisation d’un alliage à 40% d’étain permet d’obtenir un remplissage optimal du joint à haute résistance.
La qualité d’une soudure ne dépend pas de la quantité de métal d’apport utilisé, mais de sa pénétration capillaire entre les parties en contact et son adhérence à celles-ci. Il faut alors que les zones à souder soient dégraissées et propres ; l’acide chlorhydrique dilué dans l’eau est le décapant le plus utilisé.
N’hésitez pas à poser des questions et à laisser vos commentaires !